Formation des professeurs stagiaires du Privé sous contrat : la boucle se ferme !

samedi 4 septembre 2010
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Il est difficile, contrairement à ce qui se passe dans le Public où il suffit de consulter les sites des rectorats, d’avoir les informations officielles dans le privé sous contrat : la transparence n’est vraiment pas de mise tant dans l’affectation des lauréats de concours que dans leur parcours de formation !

L’exploration systématique des sites pouvant donner des indications donne des résultats globalement lamentables à ce jour :

•Rectorat : rien pour le Privé sous contrat
•FORMIRIS (Enseignement catholique) : les sites régionaux (interacadémiques) ne donnent que quelques généralités… rien à Toulouse à ce jour...

On lit sur le site Formiris d’Ile de France :
« La formation et l’année de professionnalisation des professeurs-stagiaires sont dorénavant sous l’entière responsabilité de l’Enseignement catholique et par conséquent ces lauréats n’ont plus de formation en IUFM. »

Pour le SUNDEP une telle annonce témoigne bien de la volonté d’avoir la main mise idéologique sur les futurs profs du Privé sous contrat… ainsi que… la manne des subventions État (versées au prorata du nombre d’inscrits !
Cette annonce témoigne également d’un profond mépris pour les lauréats qui n’ont pas le préaccord catho !

La délégation de la formation initiale et continue de l’État vers l’Enseignement catholique reste un véritable scandale idéologique et financier : le SUNDEP réclame le versement de ces subventions aux rectorats de manière à ce que la formation se fasse par les SAFCO via les PAF

 Et la boucle est bouclée !

Elle se boucle par les MASTER et subventions associées ? Décryptage de texte « officiel » de l’enseignement catholique :

« Toutefois, ceux qui souhaitent travailler dans l’enseignement privé sous contrat sont invités à privilégier l’un des sept masters pluridisciplinaires « Métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation » des universités catholiques [1] (Angers, Lille, Lyon, Paris,Toulouse). Ces masters peuvent être suivis sur tout le territoire grâce aux instituts supérieurs de formation de l’enseignement catholique (ISFEC) ou à la FOAD (formation ouverte et à distance). Le coût de la formation est pris en charge, pour l’essentiel, par l’État. Les frais d’inscription incombant aux étudiants sont actuellement de 1 000 €. »

Le décryptage est simple : idéologie et financements !

Idéologie toujours car l’invitation risque de devenir un facteur prépondérant pour le préaccord collégial (dénoncé par le SUNDEP) , financements, les annonces sont claires ! Grâce au gouvernement la boucle est bouclée !

 Et une régression de plus : quel rôle émancipateur de l’École si les enseignants ne sont pas eux-même émancipés ?

Post-Scriptum
Notes
[1] le Conseil d’État dans son arrêt du 9 juillet 2010 a rappelé d’emblée que « les établissements d’enseignement supérieur privés ne peuvent en aucun cas prendre le titre d’université. Les certificats d’études qu’ils jugent à propos de décerner aux élèves ne peuvent porter les titres de baccalauréat, de licence ou de doctorat » (art. L.731-14 du Code de l’éducation).

 À quand le respect de la loi ?


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