Prévoyance : Manifestations à la Direction diocésaine de Toulouse

samedi 30 mai 2026


A Toulouse,

L’intersyndicale SUNDEP Solidaires, SPELC, CFTC, et CGT de l’enseignement privé sous contrat fait front commun face à la disparition de leur prévoyance mercredi 27 mai 2026.

Nous avons été reçus par la directeur diocésain, L. Maury et le président de l’UROGEC, E. Courtant Lagarde.

Ils nous disent qu’ils ne comprennent pas pourquoi cette décision a été prise par la FNOGEC au niveau national :

Cela interrogent les syndicats que nous sommes : était-il tout seul ce monsieur Gueret, président de la FNOGEC pour prendre la décision unilatéralement de faire disparaître notre prévoyance ?
Est-il superman pour jouer avec la santé des professeurs ?

Le directeur diocésain, et le président de l’UROGEC ont commencé à nous parler de la mutuelle, de l’Etat, de généralités. Nous recentrons rapidement sur la seule prévoyance qui nous préoccupe et de la responsabilité de l’enseignement catholique.

Directeur diocésain : « A titre personnel, on subit tout comme vous, on n’est pas d’accord avec le national » ;

Les syndicats : On parle la perte de notre pouvoir d’achat, des frais d’essence exponentiels pour aller au travail, des cotisations bien plus importantes en matière de cotisations retraite que l’enseignement public...la perte de confiance des enseignants car la FNOGEC veut gagner de l’argent sur notre dos, du silence des OGEC dans les établissements, du désintérêt voir du dédain de nombreux chefs d’établissements en CSE ou ailleurs.

directeur diocésain/président UROGEC : Ils nous disent qu’ils comprennent mais qu’ils « n’ont que peu de pouvoir à leur niveau dans une organisation collégiale ». Puis leurs discours évoquent à nouveau des généralités...

Les syndicats : Nous rappelons l’action du président de la FNOGEC, M. Gueret qui refuse de négocier avec les organisations syndicales et les communiqués de la FNOGEC qui sont mensongers : il a écrit à tous les OGEC pour désaffilier les professeurs de l’enseignement privé au 1er janvier 2027 (lire le courrier en pièce jointe).
C’EST ILLEGAL....
C’est un communiqué mensonger parce que l’accord n’a pas été signé au niveau local mais au niveau national. Les OGEC des établissements n’ont aucun droit à désaffilier les professeurs.

Les organisations syndicales expliquent qu’il ne faudra plus compter sur le « caractère propre » : les enseignant.es refuseront tout travail volontaire de participation aux journées dédiées aux saints. Les sorties, les séjours seront revus à la baisse...Les services que rendent les enseignants avec les surveillances du matin, de la pause méridienne et du soir, sur leur temps libre, dans les écoles disparaitront.
Les conséquences financières risquent d’être plus onéreuses pour les établissements que les économies faite en abandonnant le paiement de la prévoyance des enseignants par les OGEC. C’est un très mauvais calcul de la part de la FNOGEC....
Pour l’instant, la FNOGEC estime 60 000 000 euros d’économies s’ils ne payent plus la prévoyance (prévoyance obligatoire pour tous les personnels des établissements privés) aux professeurs.

Le secrétariat de l’enseignement catholique « méprise » les professeurs.
La santé est un droit, c’est une question de dignité humaine.

Les syndicats ne peuvent pas rester dans cette situation, ils expliquent que les professeurs sont mal renseignés malgré les tracts et les messages et de l’autre côté, des DDEC qui n’apportent pas du concret et qui se dit « impuissante ». La FNOGEC continue à entretenir la confusion entre la mutuelle et la prévoyance. Ce qui discrédite le discours syndical.

Directeur diocésain : Il dit qu’il y a deux courants catholiques, « ceux qui veulent au plus vite se débarrasser du problème et les autres », des « têtes pourraient sauter » dit-il (comprendre le président FNOGEC) si les syndicats prouvent l’illégalité juridique.

les syndicats : Nous expliquons que « nous n’avons plus le temps d’attendre car le 1er janvier 2027, on sera à poil ! »

A la fin de la réunion , le directeur diocésain et le président de l’UROGEC s’engagent à écrire un courrier au président de la FNOGEC avec nos arguments. Elle sera co- signée et en copie aux syndicats. Ils disent qu’ils insisteront sur :
 la dignité humaine
 le risque du désengagement des professeurs dans leur école

Ils réuniront tous les chefs d’établissement pour expliquer la situation afin qu’ils mettent en place une réunion dans leurs établissements.

Au niveau national
Jeudi 28 mai, des manifestations et mobilisations ont eu lieu à Paris avec une marche funèbre vers le Panthéon. L’intersyndicale a déposé les 375 pages des signataires au secrétariat de l’enseignement catholique.

Situés au 277 rue Saint-Jacques, les locaux du SGEC -Secreatriat Général de l’Enseignement Catholique- et de la FNOGEC sont peu visibles de la très chic rue du 5e arrondissement. Avec une entrée en construction, il faut passer par le musée du service de santé des armées pour y accéder. Porte grillagée, garde et carte d’identité sont requis pour espérer voir ces locaux qui comportent aussi d’ailleurs la mutuelle Saint-Christophe…

Le nom du président de la FNOGEC, Pierre-Vincent Guéret était sur toutes les lèvres à la manifestation du Panthéon. « On a un collège employeur qui refuse de nous recevoir, c’est un comble ! », souligne un manifestant. « J’enseigne depuis 30 ans dans le privé. C’est la première fois que je viens manifester à Paris, la prochaine fois, j’aimerais bien voir les locaux de ceux qui jouent avec notre santé », ajoute-t-il.

De son côté, le SGEC relaie la parole de l’intersyndicale sur son site internet. « C’est l’un de nos seuls avantages par rapport aux collègues du public, qui nous permet notamment un maintien de salaire de 95% en cas d’arrêt maladie… »

Le SUNDEP Solidaires refuse l’abandon de sa prévoyance et appelle à d’autres mobilisations et actions pour que notre santé reste un droit.