Titre raccoleur et marronnier toujours d’actualité : « le match public-privé »

jeudi 2 février 2006

décliné dans les grandes villes de France par le Nouvel Obs, qui ouvre la « saison » des orientations, des inquiétudes ... et des inscriptions éventuelles :

« Quatre enfants sur dix effectuent déjà une part au moins de leur scolarité dans le privé. Et le phénomène ne cesse de s’accentuer. Dans certaines grandes villes, on assiste à un véritable rush vers les collèges sous contrat - seulement limité par le quasi-gel du nombre de classes, donc de places. Cet engouement est-il justifié ? Exonéré des contraintes de la carte scolaire et de l’obligation d’accueillir tous les enfants, le privé part avec un avantage. Tient-il vraiment ses promesses ? »

Le titre jugé provocateur par les enseignants et personnels du SUNDEP qui travaillent dans l’enseignement privé sous contrat, est insupportable :
NON, les enseignants et personnels du SUNDEP n’adhèrent pas à cette idée de concurrence effrénée entre public et privé sous contrat ; la concurrence existe entre établissements privés eux-même, quant à la cotation des lycées publics elle est aussi une réalité très médiatique !
OUI, à ce jour, l’enseignement privé sous contrat existe et nous y travaillons et
OUI, avec nos collègues de l’Enseignement Public nous dénonçons le manque de moyens, en terme de postes d’enseignants, mais aussi en terme d’éducateurs, assistantes sociales, infirmières des établissements publics : le manque de moyens du public ne doit pas servir de faire-valoir au privé !
OUI, nous regrettons que les articles des magazines qui reprennent ce sujet de manière récurrente en restent souvent à des analyses superficielles et des enquêtes de « satisfaction » ; oui, nous exerçons notre métier les uns et les autres du mieux possible dans les conditions où nous sommes
OUI nous avons dit que ce gouvernement, dans sa logique libérale dure, faisait entrer dans les caisses de l’enseignement privé sous contrat des sommes énormes , mais que, non, cela ne profite en rien aux personnels salariés des établissements !
ENFIN, redisons que les enseignants et personnels du SUNDEP ne veulent pour le système éducatif ni consumérisme ni marchandisation !